Histoire du chocolat, son entrée en Europe au 16e siècle

le chocolat fait son entrée à la cour de Louis XIV

Après avoir conquis l’Espagne, grâce à Cortes en 1519, le chocolat se fait ensuite progressivement connaitre dans le reste de l’Europe.

Dès le XVIIe siècle, le chocolat devient une ressource très appréciée de l’aristocratie et du clergé espagnol. Le chocolat s’étend alors dans les autres colonies espagnoles comme les Flandres et les Pays-Bas.

En 1615, la France découvre le chocolat à Bayonne à l’occasion du mariage de l’infante espagnole Anne d’Autriche avec Louis XIII. Mais c’est Louis XIV et son épouse Marie-Thérèse d’Autriche qui font entrer le chocolat dans les habitudes de la cour du château de Versailles. Le chocolat est alors consommé chaud sous forme de boisson comme le café. Mais seule la cour du roi avait accès à cette boisson. Le peuple ne pouvait pas y accéder.

La consommation de chocolat se répand parmi les nobles et les riches. Il fallait avoir bu le fameux breuvage provenant d’Amérique.

La marquise de Sévigné dit du chocolat, dans ses Lettres, qu’« il vous flatte pour un temps, et puis il vous allume tout d’un coup une fièvre continue ».

Mme de Sévigné s’interroge sur cet aliment à la mode. Elle fait part de ses doutes dans ses lettres à sa fille, Mme de Grignan dont voici des extraits.

 

le chocolat fait son entrée à la cour de Louis XIV

 

Le chocolat restait l’apanage des plus riches, sauf dans de rares régions. Par exemple, dans le Sud-Ouest de la France (région de Bayonne), l’installation des marchands juifs chassés d’Espagne par l’inquisition permit une popularisation du produit et on retrouvait des chocolatières même dans des familles plus modestes.

Dès 1657, la première chocolaterie ouvre à Londres. Puis en 1689, c’est le médecin Hans Sloane qui développe une boisson lactée et chocolatée utilisée par les apothicaires (précurseurs des pharmaciens) puis vendue aux frères Cadbury. Cette boisson est accueillie avec enthousiasme par bon nombre de personnes, des reines françaises aux médecins, qui en vantent les bienfaits.

Même l’Eglise donne son avis sur cette boisson et se demande si le chocolat est un aliment ou une source de plaisir. Finalement, sans doute lui aussi conquis par la boisson, le cardinal Francisco Maria Brancaccio tranche très vite : le chocolat est déclaré consommable, même pendant le Carême !