L’origine Maya et Aztèque du chocolat

L'origine Maya du chocolat

 

le chocolat à l'époque Maya

 

Les peuples Mayas et Aztèques consommaient le fruit fruit du cacaoyer sous forme de breuvage appelé « chocolatl » qui signifiait « eau amère ». Ce breuvage était destiné à donner de la force et de la puissance à ceux qui en consommaient.

A l’époque Maya

Le cacao, « ka’kaw » chez les mayas, était connu comme « nourriture des Dieux », ce qui a donné son nom scientifique « théobroma cacao L. » (en grec). Il avait donc une profonde signification symbolique. En effet, pour les Mayas, le cacaoyer appartenait aux dieux et les cabosses qui se formaient sur son tronc étaient un cadeau des dieux pour les hommes.

Les Mayas cultivent des cacaoyers et utilisaient les fèves de cacao pour fabriquer une boisson chaude, nommée xocoatl, mousseuse et amère, souvent aromatisée avec de la vanille, du piment et du roucou .

Les Mayas se servaient du chocolat comme préliminaires au mariage. Le cacao était utilisé pour purifier les enfants lors de la cérémonie, et même la tombe des défunts devait contenir du cacao. Des récipients retrouvés dans une tombe maya au Guatemala portaient le caractère Maya symbolisant le cacao. Bien sûr, pour les Mayas comme pour de nombreux peuples mésoaméricains, le chocolat a de nombreuses vertus médicales.

On consommait du chocolat pendant les fêtes et les cérémonies, mais il était uniquement réservé aux dignitaires, à la noblesse et aux guerriers. Ainsi, chez les Mayas, pendant les festivités qui précédaient la semence du cacao, on buvait du chocolat en l’honneur du dieu maya du cacao et des commerçants. Lors de cette fête on sacrifiait des animaux pour demander en échange une bonne récolte.

Lors de fouilles, une tombe maya du début de la période classique (460-480 av. J.-C.), retrouvée sur le site de Rio Azul au Guatemala, contenait des récipients sur lesquels est représenté le caractère maya symbolisant le cacao et comportant des restes de boisson chocolatée.

Une poterie contenant des traces de cacao fut découverte au Belize, ce qui confirme l’existence d’une consommation de chocolat au VIe siècle.

Des documents rédigés en caractères Maya attestent que le chocolat est utilisé aussi bien pour des cérémonies que pour la vie quotidienne.

 

Époque aztèque

Les Aztèques associent le chocolat avec Xochiquetzal, la déesse de la fertilité. Ils attribuent au Xocoatl le pouvoir de lutter contre la fatigue. Cette croyance découle certainement de la teneur en théobromine du cacao. Le roi et les notables accompagnaient leur viande de « mole poblano », la première recette salée associant le cacao comme épice, et consommaient le xocoalt à la fin des repas en boisson froide.

Comment était-il consommé ?

A l’origine le cacao était consommé sous forme de boisson chocolatée. Au tout début, cette boisson était simplement le résultat de la fermentation des fèves. Puis la boisson devint plus élaborée : les fèves étaient grillées et broyées, la pâte obtenue était mélangée avec de l’eau, puis on chauffait et on battait fortement afin d’obtenir un liquide moussant. On pouvait rajouter différents ingrédients comme du maïs, poivre, fleurs, miel, piment, vanille, fleur de cacao, etc. La boisson obtenue était très énergétique, amère et piquante. Le chocolat était servi dans des calebasses qui pouvaient être peintes.

Les Aztèques préparaient le breuvage à l’aide de fèves de cacao grillées et broyées sur des pierres brûlantes. La préparation se faisait avec de l’eau rougie par le sang des couteaux d’obsidienne avec lesquels on avait pratiqué des sacrifices humains. Cette couleur rouge était renforcée par des graines de rocou. On y ajoutait plusieurs sortes de piments, voire du peyotl (le champignon hallucinogène).

La consommation de chocolat chaud était réservée aux grands guerriers et aux membres des familles importantes.

 

Etant donné que la culture du cacao était restreinte à des espaces géographiques limités, le cacao avait une forte valeur économique et était considéré comme un produit de valeur. Les Mayas et les Aztèques utilisaient aussi le cacao comme monnaie d’échange.

Le cacao a structuré la vie économique, sociale, religieuse et culturelle des civilisations mésoaméricaines.